Il y a des soirs comme çà où on a pas vraiment envie de dormir. Où on aurait plus envie d'écrire, exposer tout ce qui nous passe par la tête, mettre un peu à plat toutes ces ambiguités, quitte à se bruler, juste mettre un terme à toute cette histoire.
Il y a des soirs comme çà où on y pense, et d'autres ou on agit, réellement, quoique, surement pas comme on peut le désirer, mais au moins on s'y met, on balance toutes ces conneries, ces putains d'addictions qu'on traine depuis trop longtemps.
Cà a commencé il y a environ un an et trois mois, çà a commencé un peu près comme un jeu, c'était presque trippant au début.
C'est arrivé comme çà, sans prévenir, juste parce qu'une avait du partir, il a fallu que quelqu'un d'autre vienne mettre un peu de bordel dans cette existence tranquille, et il a fallu qu'un pauvre con ait envie d'y croire.
Oui c'était sympa au début, puis après s'être pris au jeu, çà devenait prenant, juste un peu trop prenant, on commençait à ressentir que çà partait n'importe comment, mais on avait toujours envie d'y croire.
Puis çà devenait complétement addictif, il n'y avait qu'elle, à longueur de temps, c'était juste elle et rien d'autre, juste son regard, son sourire, juste çà, et çà faisait déjà beaucoup.
Mais çà devenait tellement prenant, çà occupait tellement d'importance ces petites choses, juste parce que ce n'était que les seules choses qui comptaient.
Pourtant, il y avait ces moments inattendus, où juste le fait de la voir pouvait faire planer pendant des heures et des heures, parce que c'était elle, c'était obligé.
Puis il y a eu ces grands moments d'attentes, croyant qu'au final toute la vérité pourrait sortir, avec toujours cette même déception au final, déception qui ne cessait de devenir de plus en plus grande. Puis il y a eu cette soirée, cette putain de soirée à l'entendre pleurer juste pour des putains de conneries et à ne jamais réussir à aller la consoler, à se réfugier le plus loin possible pour ne pas devoir supporter ses pleurs, ne pas la voir malheureuse, jouer Beautiful world pour masquer tout çà, c'était elle et c'est tout, c'était elle.
Mais çà a craqué, çà pouvait plus durer, c'était plus possible de penser sans cesse à elle sans jamais réussir à faire quoi que ce soit sauf se prendre la tête dès que son absence se faisait ressentir.
Alors il a fallu tenter de reprendre quelquechose d'autre à zéro, quelquechose de différent, sauf que c'était pas la bonne personne, c'était pas la même chose, çà avait rien a voir, çà sonnait faux, c'était beau d'y croire mais à force la vérité refaisait surface.
Tu peux critiquer mes choix, mais si t'as déjà tenu dans tes bras ta petite amie en pensant soudainement à sa meilleure amie, malgré tout ce que tu fais pour tourner cette fichue page, tu peux savoir que c'est pas forcément ce qu'on peut souhaiter à quelqu'un, c'était la peine de continuer après çà ?
OK j'ai pas toujours été réglo de ce point de vue, mais au début au moins j'y croyais, je croyais que çà passerait, que dans le fond Pauline c'était juste une parmi tant d'autre et qu'elle pouvait disparaitre comme çà, si je m'attachais à quelqu'un, mais çà marche pas comme çà.
Alors il a fallu arrêter cette mascarade, essayer de ne pas dévoiler la vérité le plus longtemps possible parce qu'elle avait besoin de pouvoir lui faire confiance, elle avait besoin de son soutien et de savoir que c'était sa meilleure amie, pas la fille qui est restée dans l'esprit de son ex.
Cà parait peut être dégueulasse tout çà, c'est clair que çà fait un peu cliché mais si j'aurai pu éviter tout çà je l'aurai fait, sauf qu'au final il n'y avait qu'un fille qui me faisait planer, çà servait vraiment à quelquechose de continuer ?
Alors j'ai essayé d'être réglo, de la soutenir en mettant de côté tout ce que je ressentais pour sa meilleure amie, c'était pas facile tous les jours mais je pense pas que de son côté c'était la joie non plus.
J'aurai pu me tirer et lui balancer la vérité en plein figure, lui sortir toutes les atrocités qui l'auraient faite souffrir, mais non, et pourtant çà justifie toujours pas ce que j'ai fait pour certains, on dira que c'était un accident non ?
Sauf qu'un jour ou l'autre la réalité refait surface, même si les mots sont absents, il suffit parfois de lire dans le regard de quelqu'un pour s'en appercevoir et imaginer ne serait-ce qu'une infime partie de tout ce qui peut se dérouler dans cet esprit.
Puis çà redevient encore une fois le bordel parcequ'il faut sans cesse s'expliquer sur toutes ces conneries alors qu'on est nous même complétement paumé, mais on sait juste que c'est elle et c'est pas quelqu'un d'autre.
Pourtant, tout à coup, sans crier gare, quelqu'un annonce son retour, quelqu'un qui était parti au tout début mais qui par de simple paroles est capable de tout chambouller, mais ce n'était qu'éphémère.
Ephémère oui, parcequ'après tout a recommencé, et çà recommençais comme un jeu, çà redevenait sympa, mais après on connait la suite, çà s'intensifie et çà en redevient addictif, sauf que là çà fait quand même un an que çà foire quoi, çà fait un an que c'est elle.
Sauf qu'au final, çà a beau être elle, ce n'est qu'une affection non réciproque, une putain d'idéalisation trop idéalisée qui ne renvoie rien. Le genre de truc qui te fais ressentir qu'au fond, t'as beau faire ce que tu peux pour te rapprocher de ce que t'appèles l'élite, tu restes que dalle, mais vraiment rien, t'as même pas le mérite de pouvoir avoir de réponse correcte, je dis pas positive, je dis bien correcte. Cà reste comme un putain de rêve qui nous tiendrait tellement à coeur qu'on serait capable de se faire dormir pour espérer le revivre encore un peu.
Sauf que là c'est fini, parceque maintenant tout est foutu en l'air, maintenant tout çà n'a plus de sens, n'a plus d'avenir, tout çà doit s'arrêter. J'ai pas envie de garder contact, à la rigueur si elle pourrait dégager de ma vie çà pourrait que m'aider à l'oublier, c'est dégueulasse mais c'est juste que j'en arrive presque à ce point là. J'ai déjà fait foirer assez de trucs à cause de çà, on peut arrêter le massacre maintenant. Il serait peut être temps de vivre un peu non ?
[ dans le fond Pauline c'était quelqu'un de bien, mais pas pour moi, cestlaviequeveuxtu, mais là çà fait quand même mal #
[ just scenes from a memory ]